Que révèlent les indicateurs 2025 de l’index de l’égalité professionnelle entre les hommes et les femmes ? Que révèlent les indicateurs 2025 de l’index de l’égalité professionnelle entre les hommes et les femmes ?
Les entreprises d’au moins 50 salariés avaient jusqu’au 1er mars pour calculer et publier leur index de l’égalité professionnelle entre les hommes et les femmes.
Les services du Ministère du travail ont dévoilé les chiffres suivants :
- 80% des entreprises s’étaient conformées à leur obligation à cette date, chiffre en constante progression depuis la mise en place de l’index.
- 88,5/100, c’est la note moyenne déclarée en 2025 soit, une légère amélioration par rapport à la note déclarée en 2024 qui était de 88/100 et une amélioration de 4 points par rapport à 2020.
- 94 % des entreprises ont une note égale ou supérieure à 75/100.
- 2% des entreprises affichent la note maximale de 100/100.
L’index de l’égalité professionnelle tel qu’il est aujourd’hui conçu devrait connaître des modifications significatives à l’occasion de la transposition de la directive européenne n°2023/970 du 10 mai 2023 visant à renforcer l’application du principe de l’égalité des rémunérations entre les femmes et les hommes pour un même travail ou un travail de même valeur par la transparence des rémunérations.
En effet, les cinq indicateurs actuels devraient être remplacés par les sept indicateurs figurant dans la directive :
- l’écart de rémunération entre les femmes et les hommes ;
- l’écart de rémunération entre les femmes et les hommes au niveau des composantes variables et complémentaires ;
- l’écart de rémunération médian ;
- l’écart de rémunération médian au niveau des composantes variables et complémentaires
- la proportion de femmes et d’hommes bénéficiant de composantes variables et complémentaires ;
- la proportion de femmes et d’hommes dans chaque quartile de rémunération ;
- l’écart de rémunération entre les femmes et les hommes par catégorie de travailleurs, ventilé par salaire ou traitement ordinaire et par composantes variables ou complémentaires.
Pour la ministre, « la transposition de la directive des salaires sera l’occasion de l’améliorer considérablement, d’augmenter le niveau d’ambition et de travailler beaucoup plus finement les écarts de rémunération».
Cette directive doit être transposée au plus tard le 7 juin 2026 mais Madame la Ministre chargée du travail et de l’emploi, Astrid Panosyan-Bouvet, a annoncé qu’un projet de loi serait soumis au Parlement à l’automne.
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